Veuve du hockey : d'où vient l'expression?

Une expression qui fait sourire, mais qui cache parfois un vrai malaise. Voici ce qu'elle veut dire et comment les couples s'en sortent.

M'inscrire Personne en manteau d'hiver debout sur un lac gelé devant des montagnes enneigées

Ce que ça veut dire

Une « veuve du hockey », c'est une personne dont le conjoint passe tellement de temps à regarder, à jouer ou à coacher du hockey qu'elle se sent seule une bonne partie de la saison. Personne n'est mort, évidemment. La blague, c'est que le hockey lui a « enlevé » son chum ou sa blonde.

L'expression s'applique à tout le monde, peu importe le genre. On entend parfois « veuf du hockey », mais « veuve du hockey » est devenu le terme courant pour tous les cas.

D'où vient l'expression

En anglais, on dit « hockey widow », dans la même famille que « golf widow » ou « football widow », deux expressions qui décrivent elles aussi quelqu'un dont le conjoint passe ses fins de semaine sur le terrain de golf ou devant la télé. Au Québec, « veuve du hockey » s'est installée tout naturellement. Dans une province où la saison commence à l'automne et où les séries peuvent s'étirer jusqu'en juin, l'image parle à beaucoup de monde.

On a aussi écrit un texte en anglais sur la « hockey widow », pour ceux qui veulent comparer.

Pourquoi ça colle autant au Québec

Ici, le hockey, ce n'est pas une soirée par semaine. Pense à tout ce avec quoi un ménage peut jongler pendant une saison :

Additionne deux ou trois de ces éléments et on comprend sans peine pourquoi un des deux finit par se sentir oublié.

Une blague ou une plainte?

Les deux, selon qui le dit. Pour bien des couples, c'est une taquinerie affectueuse. Celui qui ne suit pas le hockey lève les yeux au ciel, organise ses propres soirées les soirs de match et profite du calme. Pour d'autres, ça cache un vrai déséquilibre : la passion de l'un prend plus de place que la relation peut en donner.

L'expression elle-même est inoffensive. La vraie question, c'est si elle décrit un arrangement heureux ou une frustration qui s'accumule.

Quand ça cesse d'être drôle

Si plusieurs de ces points te parlent, ça vaut la peine d'en jaser calmement avant les séries, pas en plein milieu.

Comment les couples passent à travers une longue saison

Bien des couples où les deux n'ont pas le même intérêt pour le hockey s'en sortent très bien. Voici ce qui marche souvent.

Choisir les games qui comptent. Peu de partisans ont vraiment besoin de voir chaque match de saison régulière en direct. Garder les soirs de rivalité, les gros duels et les séries, et se contenter des faits saillants pour le reste, libère pas mal de temps.

Protéger une soirée par semaine. Une sortie à deux que le hockey ne peut pas toucher, sauf peut-être un match éliminatoire, donne aux deux quelque chose sur quoi compter.

Rendre les soirs de match plus sociaux. Si l'un ne s'intéresse pas à la game mais aime la compagnie, invitez des amis ou allez dans un bar animé. L'un regarde, l'autre profite de la soirée, et personne n'est seul à la maison.

Partager les tâches. Si l'un passe trois soirs par semaine à l'aréna, l'autre ne devrait pas faire toute la vaisselle, le lavage et les lunchs. L'équité à la maison désamorce la plupart des frustrations.

Planifier l'été. Un voyage, une fin de semaine au chalet ou un nouveau passe-temps à deux donnent au couple sa propre saison à attendre.

Quand les deux aiment le hockey

Il y a une autre façon d'éviter tout ça : sortir avec quelqu'un qui aime le hockey autant que toi. Quand les deux suivent le hockey, la saison peut devenir quelque chose qu'on partage plutôt qu'une source de chicane. Ils regardent ensemble, partent voir un match à l'extérieur, s'obstinent sur l'avantage numérique et organisent leur printemps autour des séries.

Ça ne veut pas dire que tout le monde s'entend sur tout. Un partisan du Canadien et un partisan des Leafs sous le même toit, ça promet. Mais au moins, personne ne reste seul un samedi soir d'avril.

En parler sans se chicaner

Si tu te sens « veuve du hockey », essaie de décrire ce que tu ressens plutôt que de critiquer la passion de l'autre. « Tu me manques les soirs de semaine » passe mieux que « Le hockey compte plus que moi ». Si c'est toi, le partisan, écoute sans défendre ton horaire tout de suite. Ensuite, regardez le calendrier ensemble et voyez ce qui peut bouger.

Les parents de hockey mineur

Il y a une version moderne de la veuve du hockey : le parent qui reste à la maison pendant que l'autre passe ses fins de semaine dans les arénas avec les enfants. Tournois à l'extérieur, pratiques à 6 h, levées de fonds : le hockey mineur peut occuper une famille au complet. Dans ces cas-là, alterner les voyages, partager les tâches de transport et garder une soirée sans hockey par semaine fait toute la différence.

Et la ligue de garage?

Pour bien des adultes, la game du mardi soir, c'est sacré. C'est du sport, des amis et souvent une bière après. Ça devient un problème seulement quand ça déborde : trois ligues, des tournois chaque mois et aucune soirée libre. Une saison à la fois, en discutant de l'horaire en couple avant de s'inscrire à quoi que ce soit, c'est la meilleure façon d'éviter les surprises.

L'expression dans la culture populaire

On voit « veuve du hockey » sur des tasses, des t-shirts et des mèmes, presque toujours avec un clin d'œil. C'est un bon rappel : l'expression est surtout une blague sur la télé qui prend toute la place quelques mois par année. Garder son sens de l'humour tout en prenant les vraies inquiétudes au sérieux, c'est ce qui fait la différence entre une blague et un problème.

Rencontrer quelqu'un qui partage ta saison

Si tu ne veux plus jamais être la « veuve du hockey » de personne, ni en faire une, un site pensé autour du hockey, où ta saison n'a pas besoin d'être expliquée ni défendue chaque soir de match, ça aide. M'inscrire, ou Me connecter pour mettre ton profil à jour avant que la saison s'emballe. Tu veux découvrir le reste du site? Passe par notre section Québec.

Questions fréquentes

Que veut dire « veuve du hockey »?

On désigne ainsi, souvent en riant, le conjoint laissé de côté par un partisan ou un joueur passionné.

Est-ce que l'expression s'applique aux hommes aussi?

Oui, peu importe le genre de la personne qui se sent délaissée.

Comment éviter de devenir une veuve du hockey?

En s'entendant sur un horaire, en gardant du temps à deux et en partageant la charge à la maison. Les trucs détaillés se trouvent plus haut dans le texte.

Prêt à rencontrer quelqu’un qui comprend pourquoi le soir de match compte?

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